Le nom de Marguerite Perey bientôt inscrit sur la Tour Eiffel ?
Marguerite Perey fait partie des 72 femmes scientifiques dont les noms ont été proposés afin de figurer sur la nouvelle frise sur le monument historique parisien. Cette liste de noms sera prochainement soumise aux Académies des Sciences, des Technologies et de Médecine pour avis.
Cette radiochimiste est une figure importante de la recherche nucléaire en Alsace. Formée comme technicienne par Marie Curie à l'Institut du radium, elle découvre, en 1939, le dernier élément radioactif naturel, le francium, traqué depuis plusieurs années par les chercheurs.
A la fin de la Seconde Guerre mondiale, vivement intéressés par l'accélérateur de particules Cockcroft-Walton de 1,5 millions de volts, abandonné par les Allemands dans l’enceinte des hospices civils-faculté de médecine de Strasbourg, le CNRS et les facultés des sciences, de médecine et de pharmacie de Strasbourg décident de créer l'Institut de recherches nucléaires (IRN), ainsi qu'une chaire de chimie nucléaire qui est proposée à Marguerite Perey en 1949 et qu'elle accepte.
Grâce à ses nombreux contacts et ses relations étroites avec le CNRS, Marguerite Perey contribue plus tard à la création du Centre de recherches nucléaires (CRN) sur le nouveau Campus CNRS de Cronenbourg, lesquels seront inaugurés le 20 mai 1960 par Louis Joxe, alors ministre de l'Education nationale.
Deux ans plus tard, Marguerite Perey était la première femme à être nommée à l'Académie des sciences.