Au cœur des failles profondes, la chaleur dicte le tempo du glissement
Aux limites des plaques tectoniques, la déformation évolue avec la profondeur, passant de séismes rapides en surface à un écoulement visqueux en profondeur. Entre ces deux régimes, des glissements lents transitoires accommodent une part significative du mouvement tectonique. Leur dynamique reste toutefois mal comprise. En analysant ces phénomènes sur plusieurs failles majeures, une équipe de scientifiques impliquant plusieurs chercheurs du CNRS Terre & Univers, dont l'Institut Terre et environnement de Strasbourg (ITES | CNRS Unistra), a démontré dans une étude récente que leur comportement est contrôlé principalement par la température. Ils ont mis ainsi en évidence des lois simples reliant leur durée et leur fréquence en fonction de la profondeur, communes à différents contextes tectoniques.