

Pour la quatrième année consécutive, l'Institut pluridisciplinaire Hubert Curien (IPHC, CNRS/Unistra) participe au programme des Masterclasses internationales organisées par le Cern. Les 14 et 15 mars, près de 150 lycéens alsaciens se retrouveront ainsi dans la peau d'apprenti-chercheurs en physique. Ils auront la possibilité d'analyser de vraies données, enregistrées sur le grand collisionneur de hadrons (Large Hadron Collider, LHC) du Cern, et pourront échanger leurs résultats avec d'autres classes du monde entier.
Deux enseignants chercheurs de l'Université de Strasbourg, membres de l'unité "Architecture et réactivité de l’ARN" de l'Institut de biologie moléculaire et cellulaire (IBMC, CNRS) ont contribué à une avancée importante dans la lutte contre l'agent infectieux de la maladie du sommeil.
Grâce aux données expérimentales d'une équipe américaine de l'Université de Columbia (New York) et au logiciel développé à Strasbourg, les scientifiques ont résolu l'architecture du ribosome du parasite. Ils en ont dévoilé des caractéristiques structurales uniques qui pourront être ciblées spécifiquement pour la recherche d'agents thérapeutiques contre la maladie du sommeil. Cette découverte a fait l'objet d’une publication dans la revue Nature.
Des chercheurs strasbourgeois du laboratoire Biotechnologie et signalisation cellulaire (BSC, CNRS/Unistra) et de l'Institut de génétique et de biologie moléculaire et cellulaire (IGBMC, CNRS/Unistra/Inserm) ont résolu, pour la première fois, la structure tridimensionnelle d’une oncoprotéine majeure, impliquée dans la prolifération cellulaire et à l’origine du développement du papillomavirus humain. Celui-ci, de type 16 (HPV 16), est le plus dangereux de ces virus, responsable des cancers du col de l’utérus. Ces travaux, publiés le 8 février 2013 dans Science devraient permettre l'identification et l'amélioration de médicaments bloquant les activités tumorigènes de la protéine.
Cyrcé (le Cyclotron pour la recherche et l'enseignement), nouvel accélérateur de particules de l'Institut pluridisciplinaire Hubert Curien (IPHC, CNRS/Unistra) installé depuis quelques mois sur le campus de Strasbourg-Cronenbourg, est aujourd'hui opérationnel. Il vient de réaliser une première production de Fluor-18, radio-isotope couramment utilisé comme traceur en médecine nucléaire.
Cette étape valide le fonctionnement de cette installation unique en Europe, disponible pour la recherche académique. Cyrcé s'inscrit dans une démarche nationale visant à déterminer de nouveaux radioéléments pour progresser dans le diagnostic, le suivi de médicaments et la découverte de nouveaux protocoles thérapeutiques, notamment en cancérologie et en neurologie.
La testostérone et ses dérivés pourraient constituer un traitement efficace contre les maladies de la myéline telles que la sclérose en plaques. C'est ce que montrent les travaux réalisés par des chercheurs du Laboratoire d'imagerie et de neurosciences cognitives (LINC, CNRS/Unistra), en collaboration notamment avec l'unité "Neuroprotection et neurorégénération : molécules neuroactives de petite taille" (Inserm/Université Paris-Sud).
La myéline compose les gaines qui protègent les fibres nerveuses et permettent d'augmenter la vitesse de l'influx nerveux. Un déficit dans la production de la myéline ou bien sa destruction conduit à de graves maladies pour lesquelles il n'existe actuellement aucun traitement curatif.
Le projet Graphène a été retenu le 28 janvier 2013 par la Commission européenne comme l'un des deux premiers "FET Flagships" lancés à ce jour : d'une ampleur sans précédent, ces projets phare européens de recherche devraient bénéficier chacun d'une dotation d'un milliard d'euros au cours des dix prochaines années.
L'objectif de ce projet est de développer les applications du graphène, et plus largement de la famille des matériaux bidimensionnels, de révolutionner ainsi de nombreuses industries et de générer à la fois croissance économique et emploi en Europe.
Parmi les laboratoires impliqués, deux sont strasbourgeois : l'Institut de biologie moléculaire et cellulaire (IBMC, CNRS/Unistra) et l'Institut de sciences et d'ingénierie supramoléculaires (ISIS, CNRS/Unistra).
Les résultats d'une étude clinique incluant 149 patients atteints de lupus érythémateux disséminé, une maladie auto-immune très handicapante, a montré l'efficacité d'un peptide synthétique développé par une équipe de chercheurs dirigée par Sylviane Muller, biologiste CNRS, à l'Institut de biologie moléculaire et cellulaire (IBMC, CNRS/Unistra) de Strasbourg.
Ce peptide, le P140/LupuzorTM, s'est révélé être très bien toléré par les patients et a fait régresser la maladie lupique. La société ImmuPharma-France, qui a financé cette étude, possède une licence exclusive du brevet CNRS sur l'exploitation de ce peptide.
La galaxie d'Andromède, la galaxie géante la plus proche de nous, est entourée d'un disque formé par une multitude de petites galaxies naines. Cette structure, extrêmement aplatie, s'étend sur plus d'un million d'années-lumière et semble tourner autour de la galaxie. Elle vient d'être découverte par une équipe internationale à laquelle appartiennent Rodrigo Ibata, de l'Observatoire astronomique de Strasbourg (CNRS/Unistra)... et son fils, un lycéen âgé de quinze ans.
Leur publication est en couverture de la revue Nature du 3 janvier 2013.
Le 29 novembre 2012, le CNRS et Conectus Alsace, Société d’Accélération du Transfert de Technologies (SATT), ont signé une convention de collaboration portant sur la valorisation des résultats de recherche des unités sous tutelle CNRS basées en Alsace.
Cette signature officialise la décision du CNRS de confier à Conectus Alsace la gestion exclusive des déclarations d’invention, la protection et la maturation des résultats de recherche valorisables dans le monde socio-économique, ainsi que la gestion et la valorisation des droits de propriété intellectuelle afférents sur le périmètre de ses laboratoires alsaciens.
24 chercheurs européens de renommée internationale en chimie, tous lauréats du prestigieux appel à projet du Conseil européen de la recherche (ERC), se réuniront à Strasbourg à l'occasion du colloque Frontier in Chemistry organisé par l'Institut Charles Sadron du CNRS, du 22 au 24 novembre 2012, au Conseil de l'Europe, à Strasbourg.
Alors que la colonie de manchots empereurs de Dumont d'Urville, en Terre Adélie, compte à ce jour environ 2500 couples reproducteurs, deux nouvelles colonies de plus de 6000 poussins au total, soit au moins 12000 reproducteurs, viennent d'être observées à proximité du glacier Mertz, à environ 250 km de la base française Antarctique par les chercheurs André Ancel et Yvon Le Maho, de l'Institut pluridisciplinaire Hubert Curien de Strasbourg (IPHC, CNRS/Unistra).
Comme un couple ne peut élever qu’un seul poussin par année de reproduction, cela porte la population de manchots empereurs à au moins 8500 couples dans ce secteur de l’Antarctique, soit 3 fois plus que la dernière estimation.
L'un des défis actuels des traitements contre le cancer est de les adapter au mieux aux patients : on parle de traitements personnalisés, prenant en compte les profils génétiques et métaboliques. Face à ce besoin croissant de personnalisation, la recherche fondamentale est plus que jamais nécessaire au développement de futurs traitements pertinents.
Des chercheurs du CNRS et de l'Inserm, au sein de l'Institut de biologie moléculaire et cellulaire (IGBMC, CNRS/Unistra/Inserm) et du laboratoire Biotechnologie et signalisation cellulaire (BSC, CNRS/Unistra) se sont intéressés à une nouvelle cible thérapeutique prometteuse, la PARG.
Pour la première fois, un assemblage de milliers de nano-machines capables de produire un mouvement de contraction coordonné s'étendant jusqu'à une dizaine de micromètres, à l'instar des mouvements des fibres musculaires, a été réalisé par une équipe de l'Institut Charles Sadron du CNRS à Strasbourg (ICS, CNRS).
Ces travaux novateurs menés par Nicolas Giuseppone, professeur à l'université de Strasbourg, et impliquant des chercheurs du Laboratoire de matière et systèmes complexes (CNRS/Université Paris Diderot), valident expérimentalement une approche biomimétique conceptualisée depuis plusieurs années.
Transformer le VIH en outil biotechnologique au service de notre santé : tel est l'objectif d'une équipe du laboratoire Architecture et réactivité de l'ARN du CNRS. Grâce à la machinerie de réplication du VIH, les chercheurs ont réussi à sélectionner une protéine mutante particulière.
Associée à un médicament anti-cancéreux dans des cellules tumorales en culture, cette protéine entraîne une meilleure efficacité du traitement utilisé à des doses 300 fois moins importantes. Publiés dans la revue PLoS Genetics le 23 août 2012, ces travaux laissent entrevoir des applications thérapeutiques à long terme dans le traitement du cancer et d'autres pathologies.
Les expériences du Grand collisionneur de hadrons (LHC) au CERN (Genève) impliquent des physiciens du monde entier, dont les membres de l'Institut pluridisciplinaire Hubert Curien (IPHC, CNRS/Unistra). Leur but : comprendre les lois de l'Univers.
Une rencontre est organisée mercredi 4 juillet, de 9h00 à 12h00, à l'amphi Grünewald de l'IPHC (campus de Cronenbourg), afin de faire le point.
Imiter les antennes d'un papillon de nuit, le Bombyx du Murier, pour concevoir un système de détection d'explosifs aux performances inégalées, telle est la prouesse réalisée par une équipe de l'unité Nanomatériaux pour systèmes sous sollicitations extrêmes (CNRS/Institut franco-allemand de recherches de Saint-Louis), en collaboration avec le Laboratoire des matériaux, surfaces et procédés pour la catalyse (LMSPC, CNRS/Université de Strasbourg). Ces travaux sont publiés le 29 mai 2012 dans la revue Angewandte Chemie.
Deux équipes du CNRS et de l'Université de Strasbourg, menées par Nicolas Giuseppone et Bernard Doudin, ont réussi à fabriquer des fibres plastiques fortement conductrices, de quelques nanomètres d'épaisseur. Ces nano-fils, qui font l'objet d'un brevet déposé par le CNRS, se construisent "tout seuls" sous la seule action d’un flash lumineux !
Peu coûteux à obtenir et faciles à manipuler contrairement aux nanotubes de carbone, ils allient les avantages des deux matériaux utilisés à ce jour pour conduire le courant électrique : les métaux et les polymères organiques plastiques.
Le 22 avril, des scientifiques du Bureau d'économie théorique et appliquée (BETA, CNRS/Université de Strasbourg) testent deux modes de scrutin alternatifs pour les présidentielles : l'un avec vote par note et l'autre avec vote par approbation. Cette expérience se déroule dans deux bureaux de vote strasbourgeois. Elle est également menée en Rhône-Alpes et en Basse-Normandie.
Cette démarche vise à mieux comprendre les rouages démocratiques lors de prises de décisions collectives : elle n'a ni valeur de sondage ni d'influence sur le vote officiel, mais permet de tester les avantages et inconvénients des différents modes de scrutin.
Les chercheurs de l'Institut de physique du globe de l'Ecole et observatoire des sciences de la Terre de Strasbourg (IPGS, CNRS/Unistra), de la Ludwig Maximilian University à Munich et de l'University College de Londres apportent une contribution importante à la prévention des risques sismiques dans le domaine de la construction. En effet, leur étude expérimentale montre que le tuf, cendre volcanique cimentée utilisée comme matériau de construction, peut, selon sa composition, présenter un danger important lors des incendies qui accompagnent les grands séismes et éruptions volcaniques.
Cette étude a fait l'objet d’une publication dans le prestigieux journal Geology.
Pour la troisième année consécutive, l'Institut pluridisciplinaire Hubert Curien (CNRS/Unistra) participe au programme des Masterclasses internationales organisées par le Cern. Les 22 et 23 mars 2012, des lycéens de classes de 1ère et de terminale scientifiques auront la chance de découvrir la physique des particules tout en échangeant leurs résultats avec d'autres classes du monde entier.
Evènement original dans le monde de la recherche académique : l'Institut des sciences des matériaux de Mulhouse (CNRS / université de Haute-Alsace) a reçu la certification ISO 9001 pour ses "prestations de service et réalisation de travaux dans le domaine de la caractérisation des matériaux". Les huit plateformes de l'IS2M qui regroupent équipements, techniques et moyens humains destinés à offrir des ressources technologiques de haut niveau, sont désormais reconnues pour leur système de management professionnel et leurs bonnes pratiques scientifiques.
Cette certification par Afnor, organisme tiers, garantie aux usagers la fiabilité des processus mis en œuvre pour atteindre les résultats et leur parfaite traçabilité. Par ailleurs, elle assure une bonne analyse de leur besoin et le respect des délais.
Pour la première fois, une équipe de l'Institut de génétique et de biologie moléculaire et cellulaire (IGBMC, Université de Strasbourg/CNRS/Inserm) a réussi à photographier en entier, en 3D et à haute résolution, une petite molécule vitale, enfermée au coeur de nos cellules : le récepteur de la vitamine D (VDR).
Publiée le 18 janvier 2012 dans la revue The EMBO Journal, cette étude apporte des informations clefs sur la structure 3D et le mécanisme d'action du récepteur au niveau moléculaire. Ces données sont cruciales pour la recherche pharmaceutique, le VDR étant impliqué dans de nombreuses maladies, comme les cancers, le rachitisme et le diabète de type 1.
Le 2 janvier 2012, Gaëlle Bujan, précédemment adjointe au délégué régional Ile-de-France Ouest et Nord du CNRS, a pris la direction de la délégation régionale du CNRS en Alsace.
Ingénieur de recherche au CNRS, elle succède
à Jean-Marie Burgio qui a assuré l’intérim de cette fonction suite au départ de Bertrand Minault pour la délégation du CNRS en Rhône-Auvergne.
Pourquoi certaines régions chromosomiques sont-elles sensibles à l'apparition de cassures ? Répondre à cette question est crucial, car cette fragilité est impliquée dans le développement de tumeurs. Une équipe de l’Institut de génétique et de biologie moléculaire et cellulaire (IGBMC, CNRS/Inserm/Université de Strasbourg) vient de lever une partie du voile sur ce mystère.
Laszlo Tora et ses collègues ont découvert que les cassures au niveau des gènes humains les plus longs sont dues à un phénomène jugé jusqu’ici peu probable dans les cellules des mammifères : une interférence entre deux processus génétiques clefs, la transcription et la réplication de l’ADN2.
Publiés dans le journal Molecular Cell du 23 décembre 2011, ces travaux pourraient mener, à terme, à des stratégies anti-tumorales inédites.
L'expérience OPERA au laboratoire de Gran Sasso près de Rome, à laquelle participe activement l'Institut pluridisciplinaire Hubert Curien (CNRS - Université de Strasbourg), a été renouvelée avec un nouveau type de faisceau de protons. Les résultats confirment ceux annoncés le 23 septembre lors d'un séminaire au CERN : les neutrinos voyagent plus vite que la lumière !
L'EMBO, organisation européenne de biologie moléculaire, vient de décerner le prix de l'"EMBO Young Investigator Programme" (YIP) à 22 jeunes chercheurs, parmi lesquels deux scientifiques de l'Institut de génétique et de biologie molécualire et cellulaire (IGBMC, CNRS/Inserm/UdS); Sophie Jarriault et Maria Elena Torres-Padilla.
Deux chercheurs de l'Observatoire de Strasbourg (CNRS-INSU, Université de Strasbourg) ont révélé pour la première fois l'existence d'une nouvelle signature de l'apparition des premières étoiles de notre Galaxie. Voilà plus de 12 milliards d'années, ces étoiles auraient dispersé le gaz des galaxies satellites de la Voie lactée par leur intense rayonnement. C'est en étudiant les conséquences observables de ce processus, que Pierre Ocvirk (CNRS) et Dominique Aubert (Université de Strasbourg) ont mis en évidence leur rôle prépondérant.
Dans un avenir proche, détecter un cancer sera peut-être possible par une simple analyse de sang ou d’urine. En effet, des biologistes du CNRS, de l'Inserm et des universités Paris Descartes et de Strasbourg viennent de mettre au point une technique capable de déceler les infimes traces d'ADN tumoral présentes dans les fluides biologiques de patients atteints d'un cancer. La méthode consiste à réaliser des analyses moléculaires ultra-sensibles dans des gouttelettes microscopiques.
Le 15 mars dernier, Eric Westhof a été élu membre de l'Académie des sciences. Le 21 juin prochain, il sera reçu avec les onze autres nouveaux membres, en séance solennelle sous la Coupole de l’Institut de France.
Proposée par le Laboratoire cultures et sociétés en Europe (CNRS/UdS), du 24 mars au 30 avril, à la Maison interuniversitaire des sciences de l'homme Alsace (Misha, 5 allée du général Rouvillois, Strasbourg), cette exposition met en lumière la place de l'alimentation dans les comics à travers les âges et illustre les usages du langage, des motifs, des personnages de la BD dans la publicité, le packaging et les produits alimentaires.
Le ministère de l'Enseignement suprérieur et de la recherche et le Commissariat général à l'investissement ont rendu public les lauréats des appels à projets. En ce qui concerne Strasbourg, le CNRS est porteur de deux projets : FRISBI, porté par Bruno Klaholz, directeur de recherche à l'IGBMC (CNRS/UdS/Inserm), et PHENOMIN, porté par Yann Hérault, directeur de recherche à l'IGBMC également (Clinique de la souris).
Des chercheurs de l’Institut de génétique et de biologie moléculaire et cellulaire (IGBMC, UMR 7104 Inserm/CNRS/Université de Strasbourg) viennent de décrire les mécanismes moléculaires par lesquels les contractions de cellules musculaires mettent en marche une machinerie permettant à l'embryon de se développer en s'allongeant. Plus largement, ces résultats permettent de mieux comprendre les nombreux processus qui font intervenir des forces physiques, à différents moments du développement de la cellule. Le domaine de la cicatrisation devrait ainsi bénéficier de ces nouveaux travaux, publiés dans la revue Nature datée du 3 mars 2011.
Les 9, 10 et 11 mars prochains, l'Institut pluridisciplinaire Hubert Curien de Strasbourg (IPHC, CNRS/UdS) recevra près de 200 lycéens d'Alsace pour analyser de vraies données du LHC, l'accélérateur de particules le plus puissant du monde. Ces jeunes participeront ainsi aux Masterclasses internationales organisées par le Cern et échangeront leurs résultats avec d'autres classes du monde entier.
Le séisme d'Izmit, survenu en 1999 en Turquie, est l'un des grands séismes les mieux documentés au monde. Des chercheurs du CNRS (parmi lesquels un strasbourgeois de l'IPGS), de l'Observatoire de Kandilli (Istanbul) et du centre de recherche de Tubitak ont pour la première fois observé l'existence, avec ce tremblement de terre, d'une période de préparation de 44 minutes avant la rupture de la faille.
Caractérisée par un signal sismique particulier, cette phase correspond au glissement lent et en profondeur de la faille. La détecter pour d'autres séismes permettrait d'espérer prédire certains types de tremblements de terre plusieurs dizaines de minutes avant la rupture de la faille.
Le 10 février 2011, l'Université de Strasbourg inaugure la mise en place de son "comité d’audit interne". C'est la première université française à se doter d'un tel dispositif, et à adhérer à l'Institut français de l'audit et du contrôle internes (IFACI), gages du professionnalisme de la démarche qui répond ainsi aux normes internationales de l'audit interne.
Une équipe de chercheurs pilotée par Yvon Le Maho, chercheur CNRS à l'Institut pluridisciplinaire Hubert Curien (IPHC, CNRS / Université de Strasbourg) et membre de l’Académie des sciences, démontre que, sur dix ans, des manchots bagués à l’aileron ont un taux de survie de 16 % inférieur à leurs congénères non bagués, et que cette bague réduit de 39 % leur succès reproducteur.
Une équipe de chercheurs de l'Institut de génétique et de biologie moléculaire et cellulaire (IGBMC, CNRS/Inserm/UdS) vient de mettre en évidence un lien inattendu entre deux formes de myopathies. Il sont en effet identifié dans le muscle une interaction forte entre deux protéines : la myotubularine et la desmine, impliquées respectivement dans la myopathie congénitale myotubulaire et les desminopathies.
L'Institut de génétique et de biologie moléculaire et cellulaire vient de se doter d'un spectomètre RMN 700MHz, qui sera inauguré le 10 décembre.
Le Laboratoire d'innovaiton thérapeutique (CNRS/UdS), en partenariat avec 18 autres laboratoires de recherche, vient d'être sélectionné pour participer au projet MAREX au titre du 7ème programme cadre de l'Union européenne. Ce projet vise à explorer les ressources marines afin de découvrir de nouvelles molécules contre le cancer et l'inflammation chronique.
Un an après l'attribution du prix Nobel de chimie pour la découverte de la structure atomique du ribosome bactérien, les chercheurs de l'Institut de génétique et de biologie moléculaire et cellulaire (CNRS/Université de Strasbourg/Inserm) viennent de déterminer la première structure d'un ribosome eucaryote, celui de la levure.
Plutôt que de tourner en cercles autour du centre de la Voie lactée, l’ensemble des étoiles de notre Galaxie adopte des trajectoires différentes, s'éloignant du centre galactique. C’est ce que viennent de montrer Arnaud Siebert et Benoit Famaey, astronomes à l'Observatoire astronomique de Strasbourg (CNRS/Université de Strasbourg) et leurs collègues étrangers. Pourquoi ce comportement étrange ? Ce serait la barre centrale et les bras spiraux de notre Galaxie qui auraient perturbé l'ensemble des étoiles et les auraient fait sortir de leurs trajectoires circulaires normales pour leur faire prendre ces chemins de traverse.
Aussi simples que ceux des parfums : des sprays pour recouvrir facilement des surfaces de nano-revêtements aux propriétés optiques, électroniques, biologiques... Des équipes de l'Institut Charles Sadron du CNRS, en collaboration avec des chercheurs du Laboratoire de biomatériaux et ingénierie tissulaire (Inserm / Université de Strasbourg), sont parvenus à améliorer et étendre leur technique de dépôt "couche par couche". Cette synergie scientifique a conduit au développement d'un très large panel de nano-revêtements aux applications nouvelles et variées qui ne manqueront pas d'intéresser les industriels. Leurs travaux sont publiés en ligne le 23 novembre 2010 sur le site de la revue Angewandte Chemie International Edition.
Les travaux collaboratifs de chercheurs de l’Institut de génétique et de biologie moléculaire et cellulaire (IGBMC, Strasbourg) et de l’Université de Rockefeller à New York, permettent de mieux comprendre la formation de l’axe embryonnaire chez les vertébrés. Grâce à une approche pluridisciplinaire, les scientifiques ont pu expliquer comment un gradient de mouvements cellulaires aléatoires permet l’élongation progressive de l’embryon, à l’origine de la formation du corps. Ces résultats ont été publiés le 8 juillet 2010 dans la revue Nature.
Deux astronomes de l'Observatoire astronomique de Strasbourg, en collaboration avec un chercheur étranger, ont découvert un trou noir stellaire qui émet de puissants jets de particules, d’une longueur totale de 1 000 années-lumière.
La découverte au Gabon de plus de 250 fossiles en excellent état de conservation apporte, pour la première fois, la preuve de l'existence d'organismes pluricellulaires il y a 2,1 milliards d'années. Une avancée capitale : jusqu'à présent, les premières formes de vie complexe (dotée de plusieurs cellules) remontaient à 600 millions d'années environ. De formes et de dimensions diverses, ces nouveaux fossiles supposent une origine de la vie organisée et complexe beaucoup plus précoce que celle admise jusqu'à aujourd’hui. Ils révisent ainsi nos connaissances actuelles sur l’apparition de la vie.
Le resvératrol est une substance naturelle très étudiée, entre autres pour ses propriétés anti-âge. Pour la première fois, des travaux menés par une équipe du laboratoire Mécanismes adaptatifs : des organismes aux communautés (CNRS/Muséum national d'Histoire naturelle) révèlent que ce composé diminue la naturelle prise de poids hivernale des lémuriens. Stéphane Blanc, directeur du Département écologie, physiologie et éthologie de l'IPHC a cosigné cette publication.
Des chercheurs de l'Institut de génétique et de biologie moléculaire et cellulaire (IGBMC, CNRS/Inserm/UdS) de Strasbourg sont parvenus à séquencer "image par image" l'initiation de la transcription de l'ADN, c'est-à-dire la copie de l'ADN en ARN. Le voile vient d'être levé sur une partie des mécanismes de cette étape cruciale.
L’expérience OPERA au laboratoire de Gran Sasso près de Rome, à laquelle participe fortement l’Institut pluridisciplinaire Hubert Curien de Strasbourg, a probablement détecté son premier neutrino de type "tau" dans un faisceau de milliards de milliards de neutrinos de type "muon" produit au CERN à Genève. Ce neutrino "tau" proviendrait d’une transformation du neutrino au cours de son voyage de 730 km à travers la croûte terrestre.
Le Conseil européen de la recherche (ERC) vise à encourager, au sein de l'Union européenne, des projets de recherche fondamentale aux frontières de la connaissance, dans tous les domaines de la science. Parmi les lauréats 2009 des ERC, 4 chercheurs de pointe exercent leur talent dans des laboratoire alsaciens.
Une équipe de recherche, dirigée par Jean Sommer, de l’Institut de chimie de l'Université de Strasbourg et du CNRS, vient de faire une découverte intéressante concernant le fonctionnement des catalyseurs industriels utilisés en pétrochimie. Ces résultats ouvrent de nouvelles perspectives pour l'industrie pétrochimique. Pouvoir réaliser ces transformations à température ambiante permet de ralentir la réaction et d’étudier avec plus de détails comment les molécules se transforment. Ceci va permettre d'optimiser le choix des catalyseurs ainsi que leur utilisation dans les réacteurs industriels destinés à la transformation et au raffinage du pétrole. A l'heure actuelle, la production annuelle mondiale de catalyseurs de type zéolite dépasse les 4 millions de tonnes et mobilise un marché de près de 2 milliards d'euros.
Le Bureau central sismologique français (BCSF), attaché à l'Université de Strasbourg et système d'observation labellisé de l'Institut national des sciences de l'univers (INSU-CNRS) vient de créer SismoCom, la première application iPhone dédiée aux témoignages sur les effets des séismes.
A cette occasion, les grilles du campus se parent de 100 photos reflétant la diversité des recherches menées à Cronenbourg, afin de donner envie aux Strasbourgeois et habitants de la CUS de découvrir ce lieu généralement fermé au public. Sur le campus de l'Esplanade, une vingtaine d'images de sciences sont également apposées sur les grilles du boulevard de la Victoire.
Tout au long de la vie, des mécanismes de réparation de l'ADN sont mis en oeuvre lors d'agression (irradiation UV, etc.) pour protéger notre patrimoine génétique. Ce rôle est assuré par le complexe NER. Une équipe de chercheurs dirigée par Jean-Marc Egly, directeur de recherche Inserm au sein de l'Institut de génétique et de biologie moléculaire et cellulaire (IGBMC, CNRS / Inserm / Université de Strasbourg) vient de démontrer que le rôle de NER va bien au-delà de la réparation de l'ADN : il assure la régulation de la transcription, première étape de tous les processus nécessaires à la vie.
Le LHC, le plus grand accélérateur de particules au monde situé au CERN à Genève, tentera le mardi 30 mars de produire ses premières collisions de protons à haute énergie, ouvrant ainsi la porte à la recherche en physique des particules dans des domaines encore inexplorés. L'IPHC, fortement impliqué dans les expériences du LHC, aura une connexion privilégiée pour suivre l'événement en direct depuis le CERN.
Certains de nos organes, comme le foie ou le cœur, sont latéralisés. Notre corps, lui, se développe en respectant une symétrie axiale, visible au niveau de la colonne vertébrale. Une nouvelle cascade moléculaire qui intervient dans cette symétrie chez les vertébrés vient d'être découverte par l'équipe franco-américaine dirigée par Olivier Pourquié au Stowers Institute for Medical research, depuis peu installée à l'Institut de génétique et de biologie moléculaire et cellulaire (CNRS / Inserm / Université de Strasbourg). Ces travaux sont publiés aujourd'hui dans la revue Nature
Le projet de recherche BIOCASQ, mené depuis 2005 par des chercheurs de l’équipe de biomécanique à l’Institut de mécanique des solides et des fluides (IMFS, CNRS-UdS), a permis de modéliser, pour la première fois, un casque composite hétérogène et de proposer des modifications des normes relatives au casque de motocycliste. L’objectif de ce projet a été d’améliorer la protection au choc de la tête du motocycliste en utilisant la dernière génération d’outils de prédiction de lésions de la tête et en faisant appel aux récentes méthodes de caractérisation et de modélisation de matériaux composites.
Les bactéries, qu’elles soient pathogènes ou non, doivent adapter leur croissance aux changements environnementaux, comme les variations de température. Des chercheurs du CNRS (laboratoire Architecture et réactivité de l'ARN, à Strasbourg), de l’Université de Camerino (Italie) et de Düsseldorf (Allemagne) ont découvert que c’est la structure de l’ARN qui s’adapte à la température et permet ainsi de traduire les protéines nécessaires à la survie des bactéries. Ces résultats sont publiés dans la revue Molecular Cell du 15 janvier 2010.
Le poste de la vigilance en conduite automobile simulée (PAVCAS) est un dispositif expérimental qui permet de mesurer les réactions physiologiques et comportementales de l'homme en situation de conduite auomobile. Il a été créé en 1996 et est localisé au Laboratoire d'imagerie et de nerosciences cognitives (LINC, CNRS/UdS). La subvention, d'un montant de 39 000 €, permettra d'améliorer ce dispositif.
Ce "court XXème siècle", que Hobsbawn a appelé "l'âge des extrêmes", a été caractérisé par des tyrannies qui ont systématisé la mainmise sur la mémoire et ont voulu la contrôler jusque dans ses recoins les plus secrets. Mais la mémoire ne s'oppose nullement à l'oubli : entre effacement et conservation, elle est toujours et nécessairement une interaction des deux.
Le 1er octobre 2009, Bertrand Minault, précédemment Secrétaire général de l'Institut national d'études démographiques (INED), a pris la direction de la délégation régionale du CNRS en Alsace, en remplacement de Philippe Piéri appelé à d’autres fonctions.
Un dialogue mystérieux semble se tenir entre les composantes connue et inconnue de la matière galactique, un dialogue qui pourrait révolutionner notre compréhension des interactions entre la matière noire et la matière ordinaire. Une étude réalisée par un groupe d'astronomes européens, parmi lesquels un chercheur du CNRS appartenant à l’Observatoire Astronomique de Strasbourg (INSU-CNRS, Université de Strasbourg), a démontré l'existence d'une surprenante relation universelle entre matière noire et matière ordinaire, une relation qui semble ne pas dépendre de l'histoire de formation des galaxies. Ce résultat est publié dans la revue Nature du 01/10/2009.