Fluorescence verte : s’affranchir du pétrole grâce au vivant
Quel est le point commun entre un T-shirt d’un blanc éclatant, l’écran de votre smartphone et une encre de sécurité sur un billet de banque ? Tous ces objets du quotidien reposent sur des molécules fluorescentes – des composés capables d’absorber une lumière invisible, comme les ultraviolets, pour la réémettre sous forme de lumière visible et colorée, parfois avec un éclat saisissant. Le problème ? La quasi-totalité de ces précieux outils proviennent du pétrole. À Strasbourg, le projet BIBIFLU, piloté par Gilles Ulrich, directeur de recherche à l’Institut de Chimie et Procédés pour l’Énergie, l’Environnement et la Santé (ICPEES), explore une alternative durable en créant des molécules fluorescentes inspirées par la nature. Un projet qui vise à la fois à répondre à un enjeu écologique majeur et à développer des outils plus performants.
Ces recherches ont été financées en tout ou partie par l’Agence Nationale de la Recherche (ANR) au titre du projet ANR BIBIFLU AAPG-PRC 2021. Cet article a été financé dans le cadre de l’appel à projet Science avec et pour la société - Culture scientifique technique et industrielle et du projet ANR AActus-II porté par le CNRS Alsace.
Un article de Tanguy Sourd | Photographies de Thomas Lang
Référent scientifique
Gilles ULRICH, Institut de chimie et procédés pour l'énergie, l'environnement et la santé — ICPEES (CNRS / Unistra)