Sidérophore

29 octobre 2026

Un pilleur de fer au service des bactéries 

| Peut-on retourner les « outils » des bactéries pathogènes contre elles-mêmes ?

© Illustration par Thomas Martin-Mennetrier pour le CNRS Alsace

Le fer est indispensable à la survie des bactéries car il intervient dans de nombreux processus cellulaires. Pour limiter la prolifération de pathogènes, notre organisme le rend difficilement accessible. Face à cette pénurie, de nombreuses bactéries produisent ou récupèrent des sidérophores (du grec sideros, « fer » et phore, « porteur »). Ces molécules capturent le fer dans l’environnement, et le ramènent à l’intérieur de la bactérie. 

Les scientifiques du projet IRUPP cherchent à comprendre toutes les différentes façons dont dispose une bactérie pour absorber du fer via les sidérophores. En faisant varier les contextes et en combinant biologie moléculaire et modèles mathématiques, ils étudient les voies les plus efficaces dans chaque situation. Une meilleure compréhension de ces processus pourrait permettre de contourner la résistance des bactéries en les privant de fer. Elle ouvrirait aussi la voie à de nouveaux traitements utilisant les sidérophores pour importer des antibiotiques au sein-même des bactéries.

Science avec et pour la société

Texte et illustration financés par l’Agence Nationale de la Recherche au titre du projet de recherche ANR IRUPP AAPG-PRC 2022 et du projet ANR AActus-III porté par le CNRS Alsace dans le cadre du programme Science avec et pour la société.
Référente scientifique : Isabelle SCHALK, Biotechnologie et signalisation cellulaire — BSC (CNRS / Unistra)

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