Fluorescence verte : s’affranchir du pétrole grâce au vivant
Quel est le point commun entre un T-shirt d’un blanc éclatant, l’écran de votre smartphone et une encre de sécurité sur un billet de banque ? Tous ces objets du quotidien reposent sur des molécules fluorescentes – des composés capables d’absorber une lumière invisible, comme les ultraviolets, pour la réémettre sous forme de lumière visible et colorée, parfois avec un éclat saisissant. Le problème ? La quasi-totalité de ces précieux outils proviennent du pétrole. À Strasbourg, le projet BIBIFLU, piloté par Gilles Ulrich, directeur de recherche à l’Institut de chimie et procédés pour l’énergie, l’environnement et la santé (ICPEES | CNRS Unistra), explore une alternative durable en créant des molécules fluorescentes inspirées par la nature. Un projet qui vise à la fois à répondre à un enjeu écologique majeur et à développer des outils plus performants.